





Au début des années 2000, en dépit d’investissements colossaux, le club rennais ne parvenait pas à atteindre les grands objectifs qui lui étaient fixés, un échec marqué par les innombrables erreurs de casting de sa cellule de recrutement de l’époque.
Les Turdo, Fleurquin ou encore Loeschbor n’ont en effet pas laissé de grands souvenirs aux supporters, tout comme Severino Lucas, acheté à l’époque à prix d’or (il est encore le troisième plus gros transfert de l’histoire de la Ligue 1) pour quelques rares coups d’éclat à l’arrivée. Le Brésilien fait maintenant le bonheur du Japon : star du Gamba Osaka, il vient de remporter la coupe d’Asie.
Mais aujourd’hui et depuis quelques années, le Stade Rennais recrute intelligemment et se trompe rarement. Une habitude qui permet à Rennes de se placer entre la septième et quatrième place depuis quatre ans, malgré la perte chaque année de joueurs cadres tels Petr Cech, Kim Kallström, John Utaka ou encore Alexander Frei.
Cette aptitude à acheter intelligemment puis à revendre cher permet au club de se développer économiquement, tout en comptant bien évidemment sur l’un des meilleurs centres de formation du pays qui a sorti récemment les Briand, Lemoine et autres Marvaux, déjà pièces maîtresses de l’effectif de Guy Lacombe.
Des jeunes entourés par des joueurs confirmés du championnat et souvent sous-cotés comme Mickaël Pagis. Celui que certains surnommaient le Brad Pitt de la Canebière est un joueur de classe, son éclosion tardive l’a sûrement privé d’une grande carrière mais on ne peut qu’être heureux de posséder de tels techniciens dans notre championnat, capables à tout moment de débloquer une situation sur un lob génial ou une remise en une touche de balle.
Au Paris Saint-Germain de s’en méfier et de faire mieux que la saison dernière, les rennais s’étaient alors imposés 2-0.
