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Coupe du monde de ski alpin

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Compétition sportive

Le barnum du ski alpin mondial démarre à Sölden, en Autriche, les 24 et 25 octobre prochain pour se terminer à Saint-Moritz, en Suisse, fin mars. Parcours du combattant jalonné de 24 étapes, la course aux globes de cristal exige rigueur et endurance. Les athlètes français, plutôt discrets l’an passé, auront quelques belles cartes à jouer. Présentation du carré d’as de la sélection tricolore.

Après six longs mois de préparation, les fauves sont lâchés. Pour les meilleurs skieurs de la planète, la course aux globes de cristal passent par Levi (slalom), Aspen (géant, slalom) et Lake Louise (super-G, descente). Gauthier de Tessières, retraité des pistes depuis un an et consultant pour Eurosport, évoque ce moment charnière où toutes les ambitions sont permises.

La saison démarre enfin après une longue préparation. L’impatience doit être à son comble chez les skieurs…

GAUTHIER DE TESSIÈRES : Plus que ça même, ils sont excités. Le skieur se prépare pendant six mois de l’année, ce qui en fait un sportif à part. Une période longue faite de répétitions et d’entraînements, forcément nécessaire, mais qui n’est pas une fin en soi. Après autant de temps, le skieur a besoin de montée d’adrénaline, il a besoin de se comparer et d’avoir des repères. Il n’a donc qu’une envie : entrer dans le vif du sujet.

La prudence est-elle néanmoins de mise en début de saison ?

GAUTHIER DE TESSIÈRES : Non, aucune prudence, car ils ont déjà envie de tout donner. C’est pour cela que sur une piste comme Lake Louise, les erreurs ne sont pas rares, car les skieurs ne sont pas encore réglés, mais veulent néanmoins tirer au maximum chaque prise de trajectoire et chaque prise de vitesse. C’est dans la nature du skieur, il en garde rarement sous le pied.

Pour l’avoir pratiquée dans le passé, quels sont les pièges de la piste de Lake Louise ?

GAUTHIER DE TESSIÈRES : C’est une des pistes les plus rapides de la saison. Comme il n’y a pas trop de pente, un tracé très rapide est privilégié avec peu de virages, et donc peu de freinages. Ça peut faire un choc de débuter sur une telle piste, dans le grand froid canadien, à des températures qui avoisinent les -20 ou - 30 °C. C’est ce qui en fait une course spéciale, même si elle ne présente pas autant de difficultés que des pistes comme Kitzbühel (en Autriche) ou Wengen (en Suisse).

Pour y avoir vous-même chuté en 2011, vous savez que la moindre erreur se paie cash…

GAUTHIER DE TESSIÈRES : Sur cette piste, on atteint des vitesses un peu dingues, même si à l’œil nu, on a du mal à s’en rendre compte. Les chutes font très mal. Moi, je m’étais arrêté directement dans un matelas après une erreur de trajectoire. C’est ce qui peut arriver quand il nous manque encore quelques repères. On fait des erreurs stratégiques.

Qui voyez-vous tirer son épingle du jeu cette année ?

GAUTHIER DE TESSIÈRES : Il faudra faire attention à Aksel Lund Svindal, forcément. Parier sur les Norvégiens, de toute façon, n’est jamais un coup de poker, car ils sont toujours au rendez-vous. Sinon, on peut espérer la même régularité pour un Guillermo Fayed. On sent que ça peut être lui le futur Luc Alphand, dernier Français à avoir décroché un globe en vitesse. C’est lui qui a le plus gros potentiel technique, physique et mental.

Getty Images/2014 Getty Images/Getty Images Europe/Alexis Boichard/Agence Zoom(Stringer), www.blog.sthomas.fr

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